20 juin 2007
Solé le magnifique
Comme chaque jour, à l'heure du thé, tirés à quatre épingles, ils devisaient sous une tonnelle, dans le grand jardin du Paradis. Les affaires de la France, bien sûr... Le général de Gaulle ne comprenait pas que le ministre le plus en vue du gouvernement soit chargé d'écologie. "Est-ce parce que Borloo rime avec Malraux ?" Georges Pompidou ne comprenait qu'une dame se déclarant "ni pute ni soumise" devienne secrétaire d'Etat. "Jusqu'où Mai 68 nous mènera-t-il ?" François Mitterrand ne comprenait pas que la gauche ait pu laisser échapper une personne aussi emblématique que Fadela Amara. "Moi, pour la ville, j'avais su débaucher Bernard Tapie." La conversation s'anima quand un ange vint annoncer la nomination d'un ministre virtuel : Bernard Laporte, sélectionneur du XV de France, ne prendrait la jeunesse et les sports qu'en octobre, après la Coupe du monde de rugby. "La France change", grommela de Gaulle en allumant une cigarette. Le silence qui accueillit ce propos valait approbation. Pompidou reposa la théière : "Un nuage de lait, mon général ?"
Robert Solé
Article paru dans l'édition du 21.06.07.
30 décembre 2006
Saddam pendu, l'Irak tendu!
Saddam pendu, l'Irak tendu!
Que dire devant la mort d'un être humain? Rien, le silence et le recueillement pour le respect de l'âme chère à Dieu. Mais dans notre mort aujourd'hui il n'est pas n'importe qui, c'est le dictateur Saddam Hussein. La guillotine pour l'arabe n°1. Qu'est ce qu'à gagner l'Irak avec ce jugement? Rien, ghir le chaos et un possible embrasement. Les vrais gagnants, si gagnant il y a- est Saddam, dorénavant "il est l'héros de la cause arabe, palestinienne, dernier président de l'Irak uni et puissant" selon les termes du très ambiguë éditorialiste ATWAN du al-Qods al-Arabi. Possible que je me trompe moi aussi et au-delà de la peine de mort dont je me dresse fermement contre. Cependant, sur le vif Saddam est grand...dictateur. Sous son règne, l’Irak était une prison à ciel ouvert pour les irakiens et surtout les minorités. Feu Saddam était un agent notoire du CIA dans le monde. Hélas avec lui ou sans lui l’Irak souffre. Possible que j'ai tors.
19 juillet 2006
GUERRE
Les Israéliens se régalent d’une manière criminelle en faisant donner leur armada. Le terrorisme d’Etat exprime-là tout son potentiel. A Téhéran et à Damas les fins stratèges, imbéciles et lâches, comptent les points.
Dans une impunité totale, Israël est en train de, méthodiquement, détruire le Liban. L’Iran et la Syrie qui ont orchestré l’escalade, manifestent courageusement leur solidarité au Liban et assurent qu’ils se battront jusqu’au dernier Libanais prêt au sacrifice suprême. L’Iran, Israël et la Syrie ont, donc, décidé, consensuellement, encore une fois, que la guerre qui les oppose depuis des décennies se fera, exclusivement, sur le terrain libanais. Les territoires palestiniens, déjà détruits et ravagés, ne se prêtant plus aux grandes manœuvres militaires. Le Hamas, un mouvement intégriste manipulé par la Syrie agissant contre la cause palestinienne, enlève un soldat israélien. Israël, dans une proportionnalité idéale et une parité exemplaire, kidnappe à son tour la moitié du gouvernement Hamas et les deux-tiers du Parlement palestinien. Le Hezbollah libanais, des extrémistes chiites à la solde de Téhéran qui ont créé un Etat dans l’Etat, enlève -pour élargir le débat- à son tour deux soldats israéliens. La riposte israélienne ne tarde pas. Objectif : détruire le Liban et, accessoirement, les infrastructures du Hezbollah. Les Israéliens se régalent d’une manière criminelle en faisant donner leur armada. Le terrorisme d’Etat exprime-là tout son potentiel. A Téhéran et à Damas les fins stratèges, imbéciles et lâches, comptent les points. Les intégristes du Hamas et du Hezbollah sont aux anges. Leur rendez-vous avec Dieu s’approche. Que reste-t-il ?
Le 17-7-2006
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI


